
Les noms de schizophrénie, bipolarité, angoisse, phobie, pour beaucoup d?entre nous, ne sont que des mots sur du papier (ou sur un écran), et l?évocation fait résonnance à une maladie mentale, qui pour sûr, doit avoir une cause précise qu?il s?agit de déterminer.
Pour celui ou celle qui en souffre, il en est bien autrement. C?est un mal intérieur, une souffrance qui leur est tombée dessus, et beaucoup ne savent toujours ni comment, ni pourquoi.
Ce dont ils se rendent compte, c?est que petit à petit ils perdent pied face à la réalité ; ils perdent la maitrise de leurs pensées et de leur corps. C?est comme si quelqu?un les habitait, et qu?ils avaient obligation de vivre avec cette personne, étrangère et sadique.
Intriguée par la lecture proposée par la sélection de Fabienne, et pour t?avoir rencontré, Maéva, de visu, j?ai décidé moi-aussi de lire ton livre Mémoires d'une angoissée. Et quel témoignage ! Quelle détresse ! Et quelle belle victoire !
Un livre à mettre en toutes les mains, les uns pour retrouver l?espoir, les autres pour comprendre l?incompréhensible.
Maeva, nous en avions discuté ensemble un jour d?été 2020, mais j?étais loin d?imaginer la réalité d?une phobie, ton livre m?a éclairé et a fait grandir ma compassion envers tous ceux qui souffrent de ne plus être eux-mêmes.
Ton parcours de phobie scolaire, à celui de phobies sociales puis ton incroyable délivrance au bout de 4 ans, et surtout ta vie transformée. Tu n?es pas en vie, tu es Vivante. Tu vis non plus seulement sans phobies : tu vis une vie pleine de rencontres, de miraculeux et d?imprévus que bien des personnes, sans phobie, ont encore "peur" de vivre. Tu es un modèle et une source d?inspiration. Et tu ne nous caches pas l?auteur de ta métamorphose.
Ce qui m?a interpellé, c?est la description que tu donnes à ton mal :
« Elle est là, elle ne me quitte plus. Même pour des choses aussi banales qu?aller chez le coiffeur, la petite bête me retient à la maison. Elle est là, tapie dans un coin, et se manifeste seulement quand il s?agit de sortir ou de voir du monde. Je ne veux pas de tout ça : rester à la maison, ne pas aller en cours. Dans des élans de lucidité, je trouve cette situation complètement stupide et je me dis que le lendemain, je retournerai au lycée. Mais c?est toujours dans ces moments-là qu?elle se réveille pour me dire que dorénavant, c?est elle qui décide. »
Si vous connaissez des personnes en souffrance mentale, recommandez-leur ce livre, il est une bouée de sauvetage. Il se lit facilement.
Voici également le lien du site de Maeva. Vous aurez ainsi également son contact.
Bien qu?ayant pour titre phobie scolaire, sa portée s?étend à bien d?autres phobies et souffrances.
Sachez également, que nous sommes - Nathalie et Sandrine ? ainsi que Maeva, disponibles pour prier pour vous. Laissez-nous votre message.