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Ceux qui refusent leur mission.



Nous nous arrêterons ici sur les obstacles plus ou moins insurmontables rencontrés par chacun sur le chemin de la mission.


Ceux qui n?ont pas (encore) suivi leur mission.

Ceux qui n?ont pas encore rempli leur mission appartiennent à cinq catégories.

-         Ceux qui en ignorent l?existence. Leur vie se déroule sans grande passion. Ils éprouvent un vague malaise qui se change parfois en excès d?anxiété et en mal de vivre?

-         Ceux qui rendent compte des difficultés à découvrir et à poursuivre leur mission. (Voir dernière partie de ce chapitre).

-         Ceux qui se satisfont de compromis. Ainsi, celui qui était appelé à devenir artiste fera critique d?art. Un autre hanté par le besoin d?écrire, se lancera dans l?édition. Le célibataire désireux d?avoir des enfants cherchera à éduquer ceux des autres. Certains tenteront de réussir leur mission par procuration, en choisissant un conjoint qui le réalisera à sa place ou en imposant consciemment ou inconsciemment à leurs enfants les missions de vie.

-         Ceux qui découvrent leur mission et l?abandonnent par la suite.

-         Ceux qui ont refusé de répondre à la mission. L?option de ne pas obéir à notre mission est la preuve de notre liberté personnelle. Notre vocation n?est pas un destin implacable. Mais nous pouvons souffrir de ne pas le suivre.


Les difficultés réelles.


Tous les obstacles ne sont pas de nature imaginaire, et le fait de ne pas les surmonter ne dénote pas nécessairement un manque de courage. Il en existe de bien réels qui entravent, au moins momentanément, la poursuite de sa mission : la pauvreté, la maladie, les responsabilités familiales, le manque de ressources, l?isolement, le manque de formation adéquate, etc. Ces limites sont réelles. Toutefois, il ne faudrait pas sous-estimer la créativité, la ténacité et l?ingéniosité des personnes décidées à accomplir coûte que coûte le rêve de leur âme.


Les fausses croyances.


Ces opinions erronées naissent d?expériences souvent malheureuses et répétées. En voici quelques-une



Mon travail, ma fonction ou ma carrière, voilà ma mission !


Heureux celui qui a trouvé sa mission dans l?accomplissement d?un travail. Mais il ne faudrait surtout pas confondre ces deux réalités. La mission dépasse le cadre du travail.


Je peux accomplir ma mission en imitant celle de grands personnages.


Si on peut imiter certains traits de caractère, il est impossible d?épouser leur destinée. Une citation de la philosophie hindoue, souligne : « il est préférable de connaître la mission de ta vie même imparfaitement que de tenter d?assurer la mission de vie d?une autre personne, quel que soit le succès qu?on y trouve. »

À mesure qu?on remplit sa mission, on se sent de plus en plus autonome, créateur et en charge de sa vie. Laurie Beth Jones : « si vous n?avez pas votre propre mission, c?est que vous vivez celle des autres. (Tous les chemins mènent à soi : l?importance de trouver sa voie.)

 

Si je fais la volonté d?un supérieur, je ne peux pas me tromper sur ma mission.


C?est possible, mais c?est rare. Rares en effet sont les autorités dont l?intérêt est de favoriser en premier lieu l?épanouissement de leurs employés dans la réalisation de leur projet de vie. Au contraire, elles sont davantage préoccupées de faire fonctionner l?institution.

L?obéissance un supérieur s?avère parfois un piège subtil qui détourne de sa mission.

Les employés, victime des courtes vues de leur patron, travaillent souvent alors pour des motifs futiles : bon salaire, avantages sociaux, une promotion? et non pas le sentiment de réaliser pleinement leur potentiel. Voilà actuellement dans le monde du travail, la principale cause de tension, d?absentéisme?

À ce propos Laurie, alerte ses lecteurs : « prenez garde d?endosser une mission qui convient à quelqu?un d?autre, mais qui ne se rapporte aucunement à vos propres intérêts ou à vos aptitudes. » Il n?est donc pas étonnant que de nombreux travailleurs aient un seul but dans la vie : arriver à l?âge de la retraite, où ils seront enfin libres des exigences d?un emploi qui ne correspondait pas à leur aspiration.


Une grande notoriété sera le signe que j?ai atteint ma mission.


La note notoriété n?a rien à voir avec la vraie nature de la mission. Assurément, une reconnaissance sociale par un groupe est nécessaire. Mais la popularité les honneurs sont des éléments accessoires par rapport à la mission personnelle. Ses critères d?authenticité sont intérieurs : l?enthousiasme, la créativité et la satisfaction d?apporter une contribution unique au monde. Des vedettes peuvent être insatisfaites et des ouvriers incognito pleinement épanouis.


Quoi que je fasse dans la vie, je suis sous une destinée. Inch?allah. Ou le jouet du hasard.


Malgré les aléas de la vie, nous avons la liberté de choisir. Nous ne sommes pas des pantins du destin. Au contraire, chacun jouit de la pleine liberté d?adopter le choix qui s?accorde avec son être intérieur.


Suivre sa mission est quelque chose de pénible.


La poursuite de sa mission, surtout dans les débuts est souvent source d?anxiété. On se retrouve face à l?inconnu. On craint de se tromper, on anticipe un échec, etc. En revanche, une fois bien engagée dans sa mission, nos peurs vont s?estomper progressivement pour faire place à la satisfaction. Dans le cas où les craintes, l?ennui la souffrance persisterait, ce serait le signe qu?on a fait fausse route. Il faudrait orienter sa vie autrement.


La recherche de sa mission favorise l?égoïsme.


Il faut le reconnaître, le désir de se réaliser dans une mission va de pair avec l?amour de soi. Un étrange paradoxe que l?amour des autres soit conditionné par l?amour de soi. N?est-ce pas ce que souligne le précepte évangélique « tu aimeras ton prochain comme toi-même » ? L?amour de soi est le modèle de l?amour des autres. La recherche de sa mission personnelle s?inspire de cette même logique et a un côté altruiste aussi paradoxal que cela puisse paraître. La personne qui poursuit sa mission on constatera tôt ou tard l?effet bénéfique sur son entourage, sur la société. Certains motifs de départ peuvent être entachés d?égoïsme, et se purifier peu à peu (ou pas). La tentation de l?égoïsme reste constante. Comblé de succès rapide, un individu peut se croire supérieur aux autres, et tomber dans le culte du moi. (Les anciens Grecs mettaient en garde contre l?hubris ou «démesure»).

 

Mon talent est ma mission.


Ma mission repose sur mes talents. Mais attention à ne pas se tromper. Exemple : sous prétexte d?être très douée en piano, une jeune femme a été poussée à devenir pianiste professionnel. Elle aimait le piano, mais ne souhaitait pas en faire une carrière. Elle se voyait plutôt éducatrice. Cette jeune femme entreprit de faire carrière comme pianiste, mais elle restait toujours insatisfaite. Enfin, elle se décida de se consacrer à l?accompagnement de malades en phase terminale. Pour la première fois, elle sentait qu?elle suivait l?élan de son c?ur. Quant à son talent de musicienne, elle le met au service de sa nouvelle mission.


Résistances psychologiques.

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Il est intéressant de faire un point sur ses résistances.